Le concept de « Failure to rescue » a été décrit en 1992 par J Silber responsable du département de pédiatrie de l’Université de Philadelphie. Il est défini comme une réponse inadéquate ou retardée à une détérioration clinique chez un patient hospitalisé. En français il pourrait être traduit comme une forme de « Non Assistance à une Personne en Danger » Initialement J. Silber analysait les décès post opératoire afin d’en reconnaître les causes et distinguait :

1 Le taux de mortalité globale : Nombre de morts / Nombre de patients opérés .Ce taux était associé aux caractéristiques hospitalières et des malades.

Le taux d’occurrence d’une complication post opératoire soit : Le nombre de patient qui souffraient d’une complication / Nombre de patients opérés. Ce taux étaitTaux associé aux caractéristiques des malades.



Le taux d’échec soit : le nombre de décès post opératoire chez les patients atteints d’une complication / Le nombre de patients opérés atteints d’une complication. Ce taux dépendait davantage du fonctionnement hospitalier que de la sévérité de la maladie.

Par la suite des modifications des définitions furent apportées par Silber et d’autres équipes de recherche afin de mieux analyser les causes des décès et préciser notamment :
1° la place des structures : volume des soins hospitaliers, nombre et niveau des personnels infirmiers et médicaux.
2° la place des activités de soins.

Aujourd’hui les décès évitables car ils sont liés à une non assistance à une personne en danger persistent en raison d’une réponse retardée ou inappropriée à une détérioration de l’état clinique de certains malades.

Pour les réduire, le développement de systèmes qui ont démontré leur efficacité est nécessaire.

Ces système reposent sur le fait que quelque soit l’origine d'une complication : cardiaque , pulmonaire infectieuse ou digestive toutes entraînent des anomalies: de la tension du rythme cardiaque, de l’oxygénation du sang, du rythme respiratoire de la température corporelle qui peuvent être collectées par l’équipe soignante.

La chaîne de survie passe par 5 stades :

  • enregistrer les signes vitaux par un monitorage électronique ;
  • reconnaitre le degré d’anomalie sa signification et sa gravité ;
  • rapporter les données clinique à un professionnel capable de les analyser et de mettre en œuvre un traitement ;
  • évaluer la réponse clinique;
  • poursuivre la surveillance et le monitorage.




Notes et Références

La definition initiale de J Silber « Hospital and patient characteristics associated with death after surgery » Medical Care 1992;30: 615-629 fut modifiée par l’auteur :“Failure to rescue : Comparing definitions to measure quality of care” Medical Care 2007;45 :919-925.

Puis par S Jones, Alex Bottle et P Griffiths “An assessment of “Failure to rescue” derived from routine NHS data as a nursing sensitive patient safety indicator inpatient care” National Nursing Research Unit King’s College London.

C P Subble et J R Welch ont publié un remarquable article sur les moyens de réduire les morts liés à une réponse retardée à la détérioration clinique d’un malade « Failure to rescue : using rapid reponse systems to improve care of the deteriorating patient in hospital » Clinical Risk 2013 ;19 (1) 2-11.