L'actualité médicale vue par le professeur Claude Béraud

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jeudi 9 octobre 2014

L'informatisation des soins progresse lentement

L’informatisation des soins en France est paradoxale pour la raison suivante. Depuis 25 ans des centaines d’études et de réalisations concrètes ont démontré que l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) améliorait la qualité, la sécurité des soins et réduisait leur coût humain et financier, mais si les services administratifs hospitaliers sont depuis longtemps informatisés, les entreprises médicales ambulatoires et hospitalières n’ont pas évolué aussi rapidement. Les professionnels des soins continuent d’exprimer leurs réticence vis à vis de l’informatisation de leurs pratiques notamment du dossier médical personnel dont l’utilité pour les suivi et la coordination des soins est pourtant évidente

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lundi 4 janvier 2010

La qualité des décisions médicales peut elle être améliorée ?

Quelles exigences un médecin doit il satisfaire pour qu’un malade puisse, parmi les propositions diagnostiques ou thérapeutiques qui lui sont offertes, choisir celle qui lui semble la meilleure ?

Les conditions exigibles des médecins pour que le processus de la décision médicale conduise à la solution la mieux adaptée aux besoins des patients sont au nombre de quatre : un savoir scientifique actualisé ; une compétence technique liée à une expérience suffisante ; une maîtrise relationnelle ; une information du malade. Si ces quatre conditions sont remplies le malade pourra assumer ses responsabilités et son autonomie en faisant un choix adapté à ses besoins et à sa situation personnelle.

Après avoir étudié ces quatre conditions qui déterminent la qualité d’une décision, cet article résumera rapidement la procédure décisionnelle qui clôt une consultation, puis décrira les obstacles à la présence de ces quatre conditions, analysera ensuite les conséquences néfastes de cette situation et rappellera les moyens nécessaires et connus pour en réduire la fréquence et la gravité.

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mardi 9 septembre 2008

Trois conceptions des soins, trois objectifs différents : les maladies, les malades, la santé

Traiter les maladies, soigner les malades, améliorer la santé de la population sont les trois objectifs d‘un système de soins. L’analyse montre que, dans le monde occidental, l’objectif : traiter les maladies est le seul qui soit réellement pris en compte à la fois par les professionnels pour des raisons socio culturelles et tenant à leur formation et par les gouvernements pour des raisons : tantôt pratiques : la lutte contre les inégalités de santé et le gaspillage des ressources est difficile ; tantôt politiques : s’opposer aux intérêts des professionnels et des industriels serait impopulaire

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mercredi 20 août 2008

Ne pas prescrire un placebo mais utiliser l’effet placebo

L’effet placebo est connu depuis des années, probablement depuis un essai contrôlé conduit en Suède en 1931 comparant les effets d’un sel d’or la sanocrysine à une injection d‘eau distillée dans le traitement de la tuberculose. Mais c’est l’article de Beecher "The powerful placebo" publié dans le JAMA en 1955 (159:1602-1606) qui donna à ce phénomène toute son importance en lui attribuant un intérêt thérapeutique réel dans 35% des cas. En France Kissel et Barrucand popularisèrent ce concept en 1964 (Placebos et effet placebo en médecine Masson, Paris 1964) Plus récemment l’importance de l’effet des placebos a été minimisée et semble très faible dans les essais cliniques randomisés car l’effet global observé est le résultat des effets de plusieurs facteurs non spécifiques. Parmi ces facteurs deux sont déterminants : L’information du malade, si le patient ignore qu’il est traité par un placebo et croit qu’il s’agit d’un médicament actif, l’effet placebo est très faible ; la qualité de la relation médecin –malade.

Deux questions sont aujourd’hui en suspens. Est il éthique en pratique médicale de prescrire un placebo ? Les essais thérapeutiques peuvent ils faire appel aux placébos ?

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lundi 5 mai 2008

Des recommandations médicales discutables !

Une décision médicale est adaptée aux besoins d’un malade si elle tient compte des préférences du patient et si elle s’appuie sur les données actuelles de la science résumées à l’usage des praticiens dans les recommandations médicales.

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samedi 28 juillet 2007

Prise en charge ambulatoire des malades alcooliques

Les sujets victimes d’une addiction à l’alcool seraient au nombre d’environ 2 millions en France. Le rôle des médecins généralistes et des professionnels de santé est de les reconnaître, d’évaluer leur état psychique, d’organiser les soins et, enfin, de les accompagner.

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